04 septembre 2007
Pingyao « Aide toi et le ciel t aidera »
Je reviens de
cette ville soi disant ville musée et miraculée depuis son classement a
l’Unesco voila 10 ans.
J’ai pris un
forfait avec l’agence « cycle
China ». A déconseillé comme la plupart je pense. Le mieux c’est de se débrouiller
soi même. Aide-toi et le ciel t aidera, c'est la devise du jour.
L’agence s’est
pris 20 euros de frais par personne, ce qui sont pas mal en chine quant aux
services ils ne sont pas tout a fais a
la hauteur comme nous le verrons plus tard.
Moi qui pensais
me refaire une sante en réoxygénant mes pauvres bronches après 10 mois passés
dans la capitale et bien j’en suis revenu encore plus poussiéreux.
Petit retour historique.
Fondée il y a
2700 ans, elle est ceinturée d’une véritable muraille de 6 kms. Briques grises à
l’extérieur et terre à l’intérieur. La partie intérieure reste donc beaucoup
plus fragile et reste sujette aux intempéries.
Elle est connue
pour avoir été la capitale financière de la Chine en 1824. Maintenant elle est renommée
pour la laque polie à la main et la fabrication de chaussons.
Le plus intéressant,
ses remparts. Ils sont les seuls du pays à être intacts, 3000 créneaux et 72
tours de guet. La muraille est haute de 10metres et large d’ autant a la base,
elle constitue une véritable voie surélevé dont j ai fais le tour a pied
avalant des tonnes de poussières.
Pour la petite
histoire une section de 17 mètres s’est effondre en 2004 et a été entièrement
reconstruite. D’autre partie sont sous surveillance.
Nous avons pris
le train de nuit depuis Pékin. 11 heures de voyage en couchette puis le débarquement
a Pingyao au petit jour. Le guest house que l'agence nous a réservée est le
moins bon rapport qualité prix. L’acceuil y est déplorable et nous sommes les
seuls à loger dans cet hôtel. La meilleur place ou loger est encore le Yamen
Hostel dans Yamen dajie a deux pas de la. Moins cher et meilleur service. Tel
+86 3545683539
Pour accéder aux
remparts et à tous les sites touristiques de la ville il faut s’acquitter d’un
billet qui coute la modique somme de 120 kwais (12 euros). J ai bien hésité
avant de l’acheter, mais je ne pouvais aller nulle part.
Il y a beaucoup
de musée et de vieilles maisons a cour rectangulaire (Siheyuan) à visiter mais
celle que j’ai trouve les plus intéressantes sont celles ou habitent encore les
habitants.
Bon faut se faire
inviter et pour ca faut un peu forcer la main.
Deux sites
restent toutefois sympa si l on peut dire, il s’agit de l’ancien siège du
gouvernement appelé Yamen ou l’on peut admire les salles de tortures et le
temple de Confucius qui se trouve dans la même artère mais a l’oppose cote est.
Le vélo à 1 euro
la journée c’est pas mal mais la marche à pied c’est ce qu’il y a de mieux.
Pour les plus
paresseux il y a les ‘sanlunche’ tricycle a moteur ou encore le dianmianche ces
voitures de golf électriques rallongées qui reste la solution la plus couteuses
5 euros de l’heure.
La ville est particulièrement
poussiéreuse. Il y a une odeur de charbon qui plane sur la ville ainsi qu’un
brouillard. Par moments on revient plusieurs siècles en arrière. Il y a encore
ces charrettes à cheval qui vont de maisons en maisons pour récupérer les eaux usées. Cette odeur nauséabonde vient se rajouter à celle du charbon, cela donne un cocktail d’enfer.
La bonne nouvelle
c’est que pratiquement toute la vieille ville est piétonnière hormis ces véhicules
électriques pour touristes qui risquent de vous écraser à tout moment.
Cote restaurant,
pas de la grande gastronomie. Les spécialités locales ce sont entres autres les
nids de mountain noodles (youmian kaolao) ou bien les pates en formes
d’oreilles de chat (maoer duo).
Dimanche soir
retour sur Pékin. Comme l’agence n’a pas réussi à obtenir de ticket de train
pour le retour, elle s’est arrange pour nous emmener en minibus à Taiyuan la
capitale de l’état.
Grande bourgade carbonifère
sans intérêt.
Le minibus à un
pneu a plat, nous partons donc sans roue de secours en pleine nuit sur des routes
encombrées et parfois défoncées. Le minibus est en mauvais état et est trop
petit pour nous emmener, nous sommes obliges de nous entasses dedans. Nous
arrivons juste à temps à la gare ferroviaire de Taiyuan.
Réveil sans trop
de douleur à Pékin au petit jour. Le ciel est dégagé. Super, nous allons
pouvoir nous refaire une santé.














